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Art-thérapie Paris La nouvelle Présidente de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie est Béatrice Géneau - Art-thérapeute à Paris

Prise en charge de l'autisme en France


COMMUNIQUE DU CONSEIL NATIONAL PROFESSIONNEL DE PSYCHIATRIE
CONCERNANT LA PRISE EN CHARGE DE L’AUTISME EN FRANCE
Le Conseil National Professionnel de Psychiatrie s'associe sans réserve au communiqué de
presse du 12 mai 2016 de la FFP, du CNU de pédopsychiatrie, du CNQSP annonçant la
mobilisation de l'ensemble des psychiatres Français concernant la prise en charge de
l'autisme en France. Le Conseil National Professionnel de Psychiatrie qui regroupe tous les
syndicats et tous les organismes fédérateurs de la psychiatrie confirme cette mobilisation et
choisit de diffuser dans son intégralité ce communiqué de presse.
Dr Maurice BENSOUSSAN, président du Conseil national
professionnel de psychiatrie
Le Conseil national de psychiatrie (CNPP) regroupe l’ensemble des syndicats
et sociétés savantes de la psychiatrie française :
Collège national pour la qualité des soins en psychiatrie (CNQSP)
Collège national des universitaires de psychiatrie (CNUP)
Fédération française de psychiatrie (FFP)
Intersyndicale de défense de la psychiatrie publique (IDEPP)
Syndicat national des psychiatres privés (SNPP)
Syndicat des psychiatres d’exercice public (SPEP)
Syndicat des psychiatres français (SPF)
Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH)
Syndicat des psychiatres salariés de la Confédération française
de l’encadrement (SPSCFE-CGC)
Syndicat universitaire de psychiatrie (SUP)
Union syndicale de la psychiatrie (USP)
Paris, le 12 mai 2016.
Communiqué de presse de la F.F.P. , du C.N.U. de pédo-psychiatrie, et du C.N.Q.S.P. du 12 mai 2016.
AUTISME : L’HEURE EST À LA MOBILISATION CHEZ LES PSYCHIATRES
La prise en charge de l’autisme en France a toujours manqué de moyens quels que soient les âges des personnes
concernées.
La psychiatrie, dans le système de santé et de protection sociale français a, depuis des décennies, assuré deux
fonctions.
D’une part, elle réalise et accompagne des prises en charges actives, désaliénantes, basées sur les acquisitions
scientifiques pertinentes et successives.
D’autre part, elle est un recours et un accueil ultime, par défaut, quand les carences de places ou le rejet social
aggravent le sort, la dépendance et les co-morbidités des personnes autistes, notamment les plus dépourvues de
moyens.
On doit à la vigoureuse action des associations de parents d’avoir obtenu que l’autisme devienne une priorité de
santé publique en 1995.
Depuis, les plans autisme successifs ont, année après année, avec leurs différents axes, amélioré la visibilité des
problèmes en cours (insuffisance du diagnostic et des prises en charges multipolaires précoces, ruptures de prise
en charge aux âges charnières, destin asilaire de certain adultes, insuffisance de l’aide aux aidants, rejet social et
rejet par l’éducation nationale, etc.).
La redistribution des rôles dans l’accompagnement est en marche.
Il est en effet heureux que toutes les disciplines concernées soient mieux représentées dans les projets que
souhaitent les familles et les professionnels pour les personnes autistes.
Cet éventail va des spécialités de la médecine exploratoire, de l’éveil sensoriel et de la rééducation
psychomotrice, de la sensori-motricité, à l’éducation, à la scolarisation, la psychologie, la neuro-pédiatrie, la
psychiatrie, la pédopsychiatrie, et toutes les autres disciplines nécessaires au traitement des co-morbidités
somatiques et psychiatriques, à tous les âges de la vie.
Dans cet enrichissement pluridisciplinaire progressif, il est heureux qu'un consensus scientifique et international
se dégage pour écarter les tentations de toute discipline isolée à exercer une suprématie sur les autres.
Il est aussi heureux que le double rôle historique de la psychiatrie ait évolué.
Pour les prises en charge actives et multipolaires, elle est en mesure d’aider à fédérer plusieurs disciplines parmi
celles qui sont nécessaires.
Pour les prises en charge par défaut, le développement du médico-social d’abord, de l’intégration et de
l'inclusion sociale ensuite, tendent à diminuer le rôle de « dernier recours » sans moyens spécifiques qui fut
longtemps dévolu à la psychiatrie, un rôle assimilé à tort à une captation médicale et abusive par les hôpitaux.
Dans ce contexte, les professionnels de santé et singulièrement ceux de la psychiatrie ont été, dans leur diversité,
acteurs, souvent moteurs, parfois conservateurs (car les plus anciens), mais toujours concernés par
l’accompagnement de l’autisme, à la fois maladie neuro-développementale dont l’origine est diverse, notamment
dans ses causes génétiques, et handicap invalidant de gravité variable.
Ils sont plusieurs dizaines de milliers, formés et qualifiés, qui suivent depuis des années les évolutions en cours
dans ce domaine. Avec leurs syndicats et leurs instances professionnelles multiples, ils contribuent à ces
transformations avec le soutien discret de plusieurs dizaines de milliers de familles.
Aujourd’hui, tous sont inquiets.
Avec une extrême violence polémique, certains courants hostiles au système de soins et à la protection sociale
se targuent d’avoir droit de cité dans les cabinets de nos ministères. Des lobbyistes s’expriment dans les
instances de la république comme s’ils étaient des sous-ministres ou leurs superviseurs.
Sous prétexte de désaliénisme, des intérêts privés se sont imposés dans des domaines qui relevaient jusqu’ici du
service public et de l’université. Des organismes en conflit d’intérêt remportent des appels d’offres sans
concurrence.
Les Recommandations de Bonnes Pratiques de la HAS sont détournées de leur esprit et de leur lettre pour
justifier des détournements scientifiques. Un obscurantisme pesant s’installe. Des exemples de Bonnes Pratiques
dans des pays étrangers sont avancées comme modèles mais ce sont précisément les mêmes qui aujourd’hui
dans ces pays sont critiquées pour leurs effets pervers, après des années d’aveuglement et de dépenses inutiles. Il
faut se garder de ces emballements médiatiques qui en matière sanitaire affolent les médias, dérégulent les
pratiques (dernier exemple en date : les cabinets dentaires low-cost) et déstructurent les soubassements de
l’offre de soins.
De plus en plus nombreuses, des familles inquiètes s’organisent et se rassemblent dans plusieurs associations
nouvelles, réclamant de la démocratie et de la transparence, mais elles sont vouées à la discrimination et à
l’hostilité des fonctionnaires dans des agences et des groupes de travail de la république où règne une
atmosphère de chasse aux sorcières.
C’est pourquoi la FFP, le CNU de pédo-psychiatrie, et le CNQSP avec leurs cinquante associations scientifiques
et leurs milliers de membres s’adressent au président de la république pour qu’il mette bon ordre à des dérives
antidémocratiques qui ne peuvent qu’accentuer la réprobation et la colère de ces professionnels et de ces
familles.
Nous sommes déterminés à faire progresser la prise en charge de l’autisme, en imposant le retour à la démocratie
dans les discussions, y compris en engageant des contentieux là où cela est nécessaire et en appelant les
personnels de santé et les familles à s‘exprimer par tous les moyens autorisés par la loi.
Docteur Maurice BENSOUSSAN Président du Collège
National pour la Qualité des Soins en Psychiatrie
Professeur David COHEN Président du Conseil National
des Universités sous-section 4904 de Pédopsychiatrie
Docteur Bernard ODIER Président de la Fédération
Française de Psychiatrie
Dr Bernard ODIER
Président de la F.F.P.
06 86 97 37 87
odierbernard@wanadoo.fr
Pr David COHEN
Président du C.N.U. de pédopsychiatrie
06 24 26 77 07
david.cohen@aphp.fr
Dr Maurice BENSOUSSAN
Président du CNQSP
06 16 81 11 21
maurice.bensoussan@wanadoo.fr


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La revue de la Société Française de Psychopathologie de l'Expression vient de paraître !

La revue de la Société Française de Psychopathologie de l'Expression vient de paraître !
Créée en 1964, cette Société savante médicale est ouverte aux art-thérapeutes et aux chercheurs de nombreuses disciplines qui se rencontrent deux fois par an pour des Journées d'étude. 

Les thèmes de réflexion intéressent tant les diverses pratiques de l'art-thérapie que les apports pluridisciplinaires à la psychopathologie de l'expression. 

Elle inscrit ses travaux sur la psychopathologie de l'expression et l'art-thérapie à la jonction des secteurs sanitaire et socioculturel, que ce soit dans une perspective psychothérapeutique, de prévention ou de réhabilitation, de lutte contre la stigmatisation et l'exclusion: Ouvrir un autre regard sur la folie, un autre regard sur l'art. 

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